01.11.2009
L'aube s'honore
L'aube sonore par les jardins
son triomphe sur le murmure
d'une nuit qui jamais ne dure
et ploie sous la roue du destin
Marquant le ciel d'une griffe pâle
par où l'orient va soulever
le jupon noir de la nuitée
l'horizon, c'est l'autre signal
Tout, le spectacle de la prière
dans les biais sous la nuée grise,
le chant des amours compromises,
soit révélé dans sa lumière
Il faudra donc remettre à l'ouvrage
les "bonjour", les "salut, mon vieux"...
"je n'aime rien tant que vos yeux"...
affichant qu'on a le courage
Au jour venant, quel train de babioles
allons-nous trouver au marché
dont nous espérons contenter
la frénésie des courses folles ?
Avant le soir, il fera beau mettre
en ordre les ajournements
avoir soldé nos sentiments
fermé les volets aux fenêtres
Le jour venu, quand je n'aurai plus
rien de cela à redouter
la nuit blanche m'aura gardé
ouverte une porte inconnue
Et de ce jour, la messe dite
je l'aurai divisée par huit.
tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
illustration : Chantal Haboyan, L'Aube.
11:04 Publié dans gris sourire | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : poésie, aube, métrique










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Commentaires
les nuits blanches vont bien à ta plume... mais il n'est de plus belle aube que celle qu'on rejoint l'âme et le corps reposés.
Ecrit par : poupoune | 01.11.2009
Répondre à ce commentaireNuit blanche ... Liberté qui surpasse le rêve !
Ecrit par : Abeille | 01.11.2009
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