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  • Cétaxé

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    La main courante va son train
    de lettre en morte en lettre vaine
    et caresse ton bât de haine
    quand je t'ai prise pour festin

    Mademoiselle Cétaxé, où allons-nous ?
    Regretter tous les cétacés, à nos genoux ?

    L'œil aussi blanc qu'un franc linceul
    tu souhaites qu'autant je recueille
    et ta frimousse que j'effeuille
    et, tout' ! la misère des Peuls...

    Visage lunatique à l'alarme intrinsèque
    tu m'as enfin souri, quand je t'ai dit "...pastèque" !

    Sait-on quel axe nous ressent ?
    Est-ce un doux juillet, un septembre ?
    Quelques petiots pas sous les trembles
    ou l'amertume de nos sangs ?

    Disons que c'est assez... que je me cache à l'huile...
    Tu sais, à Condorcet, au zinc honni des tuiles

    A l'horizon, c'est l'axe
    pour aucune relaxe...

    J'étouffe, tu me tends
    un autre sentiment ?

    Et voici que, dans le quart d'heure
    tu meurs, tumeur... tu meurs...
    ma nièce au franc-jeté
    parmi tous tes clichés

    A leur encontre, même...
    quoiqu'ils imploraient tous un délicieux : "je t'aime"

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Question(s) - oratorio -

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    Comment dire
    sans sourire
    un "je t'aime" des plus francs ?

    A quoi tient
    le destin
    alors qu'on n'est pas croyant ?

    Ce rivage
    est-il sage
    ou près de nous engloutir ?

    Ce festin
    (qu'a du chien !)
    saurai-je le déglutir ?

    Les papas
    z'et mamans
    savent-ils nos origines ?

    Selon toi
    malgré moi
    quelle énergie nous cuisine ?

    Tout ce vent
    sur les gens
    quel poumon l'a pu souffler ?

    Quand le ciel
    bat de l'aile
    quel aurore émerger ?

    Un soupir
    à venir
    vaut-il mieux qu'une colère ?

    Car, au fond
    la question
    de l'être est-elle une chaire ?

    tiniak,poésie,éducation,question existentielle, existentialisme,et prout !

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

     

  • tôt ou tard

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    Tant que les Couche-Tard comblent les hôpitaux
    y aura place au mitar pour tous les maquereaux

    ***

    Sur le trottoir
    une morue
    l'œil hagard
    fait le pied de grue

    Pas loin, à l'angle
    un couple vient
    Lui, l'étrangle
    Elle n'en dit rien

    ***

    Je me suis levé tôt
    pour me mettre en retard
    au lieu du "Rendez-vous !"
    que j'ai avec la mort

    Je lui ai présenté
    l'excuse des fêtards
    Ça ouich', mais je t'enfourche !
    elle m'a pris au corps

    Depuis, je broie du noir
    dans mon jus d'hellébore

    ***

    Sur le tard, sous un ciel de plomb
    courait de l'étain
    en coulées oblongues

    Sur l'étau de cet horizon
    ployait mon regard
    de métal chiffon

    ***

    Ton, ton
    tétard et téton !

    ***

    Au trot ! Au trot, falot !
    que sinon, t'es trop tôt à l'assaut !;

    grenouille_granit.jpg

     

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • sonné !

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    La Rue Froide, jamais ! ne m'a paru si molle
    ni la pierre de Caen si chaude que l'orange
    et ça chante alentour quelques patois étranges
    quand des plants, s'étudiant, font la rentrée des colles

    T'ai-je dit comme au soir ta rousseur me rappelle
    au point du vain espoir et sa rengaine meuble ?
    Mon fantôme, à croupir au bas de ton immeuble
    sifflote un ressenti qui respire à grand peine

    Et ça tonne ! Et ça tonne ! et pour tout le poitrail
    à navrer les clochers au-delà des parvis
    avec de la nausée par tous les soupirails

    Quoique sourde et intime la note est un cri
    sans qu'aucun Duguesclin n'arrive à dégainer...
    En reste abasourdi, en tout quartier sonné !

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    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Un vent... (je prends)

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    Un vent plus lent et gourd
    formait des plis serrés
    roulant de la marée
    à contre-sens du cours

    Ainsi, mon sentiment
    soufflait à la surface
    d'un amour dans l'impasse
    un bon peu de tourment

    Je ne m'en ouvris pas
    - à quiconque, c'est sûr !
    En léchais la blessure
    à chacun de mes pas

    Le fleuve allait son train
    immuable et plein d'ombre
    (il s'y noayaient, en nombre
    feuillages ou destins)

    Et le mien, sur la berge
    hésitant à poursuivre
    (pourtant qu'il faille vivre)
    se demandait : " que sers-je ?"

    Alors, disons... un blanc
    plutôt sec et fruité
    que, le coude levé
    trinquerons t'au plus franc !

    L'heure et tout son cortège
    eurent bientôt passé
    sans m'avoir délivré
    de tout ce qui m'agrège

    J'embrasse un peuplier
    - quoi d'autre, vain amour ?
    Bientôt fini le tour
    et retour au quartier

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    (de l'Une ?)                               (ou l'Autre ?)