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fatchede

  • Un coup de fil

    Une main près de l’ombre et l’autre à griffonner
    je remets au métier un tissu qui m’héberge
    avec des bleus mêlés à des fibres de serge
    et quelques abandons pas loin de s’émécher

    « Nous n’irons plus... Oh, bois ! »; Poucet est à l’école
    d’une pensée frivole et prompte à s’étourdir
    du convenu « ...pour le meilleur et pour le pire... »
    tandis qu’à son entour des orgues batifolent

    C’est l’adroite ou la gauche, affairée sur le fil ?
    Laquelle est trop fébrile et laquelle falote ?
    « Les deux, mon Capital ! Vois comme elles gigotent... »
    Et tout ce tremblement gagne bientôt la ville

    On renoue des horreurs sur les Rives de l’Orne
    pour des bêtes z’à corne – et jusque sous les pieds !
    par des Caen-Caen feutrés (pourtant qu’émoustillés)
    en allant tricoter des quilles, sur des bornes...

    Une main près de l’Autre et mes yeux dans les siens
    je fais taire Mon-Chien car l’heure est souveraine
    Le métier a cessé de battre sa rengaine...
    Il est temps d’étoffer mon propos par le sien

    « - Tu m’attendrais un peu si je partais ce soir ? »
    Pas question de surseoir et j’en mouille mes linges !
    Ravaler mon histoire... Délier les méninges...
    « - N’aurai qu’à faire un nœud à ce papier-mouchoir »

    De là que je ne suis qu’un issu de « ...m’en songe »
    En garde, un martinet sous ma serviette éponge...

    Fatchede ! Chair Amie... Quel train nous tient à quai ?
    Les yeux fous ! Au taquet ! N’est-ce pas la culture ?
    Du lin, ni du millet ! Pour le coup, ça, c’est sûr !
    Nul besoin de partir quand on sait contempler

    « Il y faut, s’il-te-plaît, quand même des rencontres... »
    (je regarde ma montre, elle est pas loin de Lyon)
    Le soir étend son dais d’automnal horizon
    sur ce que j’en connais, des caïds z’et des pontes

    Là, c’est le temps d’arrêt... Personne au bout du fil
    Je demeure tranquille, une main en plein four...
    Puisqu’elle ne sens pas mes doigts dans ses ajours
    qu’importe ! la navette accorde nos textiles !

     

    tiniak écrit pour du,miel,fatchede,acrostiche à son palmier,méninges,ite missa est

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK