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Loin tain

  • Voiturier

    La mousse orangit
    au flanc de l'arbre
    Le verdoie s’apitoie sur
    mes pieds
    Je t'avais chérie
    ma Veine Marbre
    Tu m'auras pris en filature
    en fait
    jusques z'au cœur
    (pour mieux en piétiner le par-terre de fleurs !)

    J'aurais voulu pleurer
    prier, peut-être...
    n'être plus, les mains jointes
    que larmes vers le ciel
    mais déjà - oh, pays !
    la cloche tinte
    et la route a repris
    tous ses trajets mortels
    Alors, je vais...
    (fourbir une raison d'accomplir un projet ?)

    Côté sentimental
    me range des voitures
    et de l'autre, moins sûr
    épie chaque horizon
    Bien lavés, tous les sols
    et crevés, les plafonds
    j'ai gavé la maison
    d'orgues très verticales
    d'où mes cris
    s'élèvent, d'un accord, vers l'Oreille engourdie
    (d'une Elfe ? d'une Louve ?)

    De voitures ? plus qu'une !
    en si triste campagne
    que l'automne s'y trouve
    en belle compagnie
    dont la tôle a repris
    l'ocre pour ses organes
    et le moteur éteint
    ne brigue plus, la nuit
    le brillant de la lune
    où le songe a flétri
    Je couve
    un autre lent chagrin au tétin de la Louve

     

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    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#297

     

  • La ligne indécise des arbres

    J'avançais, mon pas - ce festin !
    par de magnifiques miroirs
    qui se renvoyaient mes espoirs
    sur d'oblongues moires, sans tain

    J'allais mon train, dans la forêt
    me demandant : quel horizon
    murmura qu'il n'est de raison
    qu'entre les ombres dans l'allée ?

    Un blond papillon, brun dessous
    et des ocres doux plein les yeux
    vint me caresser le cheveu
    (et pas pour m'y chercher des poux)

    Je le chassais d'une main molle
    vu que j'étais un rien pensif
    que j'avais oublié mes tiffs
    et que je cherchais mon école
    dans les feuillages
    où frétillait, d'en haut, le sang blanc d'un mirage

    Quelques champignons m'interrogent...
    Je leur réponds, le cœur troublé
    Ma réponse n'a pas d'effet !
    Ils montent grignoter ma loge

    Disiez : « La vie est dégueulasse »
    Léo Malet, Jacquottet, frères...
    perclus d'horreurs z'et de misères
    Mais, cette forêt, c'est du strass !

    Et voici que je suis la ligne
    indécise des arbres morts
    très occupée à mon décor
    pas à pas, pour y voir un cygne
    rogner son aile
    et me narguer, gracile opale, irrationnel

    poésie,arbre,mort,tiniak

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#295

     

  • Mire, hors...!

    Je tombe - chut ! à la renverse...
    Verse, verse
    vers ce jus blanc, las, dans la coulpe
    (avec autant de bras qu'un poulpe)
    un sang plus noir
    que le Nombre logé au fond de ce tiroir

    L'autre jour, vins
    (allez ! mille lieux sous l'éther…)
    avec mon âme en bandoulière
    (pour dire comme j'en suis fier)
    me planter devant le miroir
    Je me songeais Tarzan
    je vis que j'étais Noir !
    basculais à l'inverse
    Verse, verse, verse, Cri
    de la falaise dans un puits

    Mais ce cri n'était pas le mien
    (ce cri strident et féminin !)
    Quand je crie, c'est à l'intérieur
    (je suis né au pays du beurre !)
    et quand je marche sur Falaise
    - à l'aise, à l'aise...
    ce n'est sûrement pas pour filer à l'anglaise
    Oh ! Pas pour choir
    (en suivant tous ces Blancs, braillant dans le couloir)
    mais, des nazis
    voir s'abîmer, dans les marais, l'horreur, l'ignominie

    Miroir... Miroir... Hé ! Qui l'eût cru ?
    Tu ouvres ton terroir aux ombres méconnues
    et le Nombre, Il… ?
    (nombril ? nombril !)
    …déploie sa loi depuis les secrets infantiles
    et va, sa foi particulière en bandoulière
    son destin sans tain sur la terre

    Mon cœur moqueur, reste de glace...
    Dès demain, sous ma main, cette buée, c'est farce !

    Et je mire, hors
    ces affres de reflet
    où je situe mon or
    Hé ! Hé !

     

     

    poésie,glace,miroir,et toutes ces sortes de choses,enfouies,libérées,nazis,allez vous faire foutre,black power,hashtag,de folaï,même pas peur

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#294

     

    voir à : Tarzan, Colonialisme, Droit de la Femme, Cinéphile et coton :p

  • Profitâge

    La mer, visage bleu
    avec mille yeux tout blancs
    et sa peau se mouvant
    au caprice des cieux
    rendu à mes quartiers
    de plume solitaire
    dont j'écorche la terre
    j'en ai bien profité

    Il m'en reste, au rivage
    les souffles du voyage

    L'herbe, sous nos pieds nus
    ses brins, menues caresses
    où loge une promesse
    à nos cœurs ingénus
    pour mon corps fatigué
    par la mélancolie
    qui berce ma folie
    j'en ai bien profité

    Et j'en garde, au revers
    le toucher d'un mystère

    La flamme, robe vive
    danse furtive et crâne
    quand l'alentour se fane
    puisque la nuit arrive
    pour l'avoir embrassée
    de rêves délirants
    délictueux, frondants
    j'en ai bien profité

    J'en conserve les moires
    d'une profonde histoire

    Le vent, fumée z'et brume
    dont j'ai fumé, en pipe
    les sanglots z'et manipes
    les volages agrumes
    à l'heure d'embarquer
    vers l'ultime retour
    à d'insignes amours
    j'en ai bien profité

    J'en ai, jusqu'à plus soif
    des bords tirés sur le chapeau dont je me coiffe

     

    poésie, mer, voyage intérieur, quatre éléments, vacances

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#290

     

  • Est-ce cale, braise îlienne ?

    L'Ecrit vint, voyageur
    poser sur mes genoux
    ses peines, ses courroux
    ses fébriles ardeurs

    Ça ! j'en ai pris des sueurs
    sans que leur brouillard dise
    quand ma débrouillardise
    en cueillerait les fleurs

    Il y manquait le souffle
    inspiré par les ors
    rougis à l'athanor
    de quelque vieux maroufle
    rompu au mastroquet

    Des cris vains, ravageurs
    s’invitèrent à table
    à force jeux pendables
    et vilaines humeurs

    J'ai questionné mon cœur...
    "En resterons-nous las ?"
    quand l'océan héla
    mes rêves de skipper

    Et se brise la rime
    Ô Jules Supervielle
    à l'Escale (Cybèle !)
    où mouillent mon estime
    et ma verve au taquet

     

    poésie,tiniak,escale brésilienne,mastroquet

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#285