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Loin tain

  • Appétition (chansonge)

    J'ai rêvé trop loin...
    Je me suis perdu
    d'horizons tordus
    en soupirs en coin

    J'ai rêvé de foires
    aux lents rigodons
    portant des chansons
    au front de l'Histoire

    J'ai rêvé trop fort
    comme l'odalisque
    devant l'obélisque
    écoutant son corps

    J'ai rêvé de mains
    caressant l'Ailleurs
    tel un orpailleur
    en oublie sa faim

    J'ai rêvé trop cher
    un tissu de mots
    qui ferait la peau
    aux foudres de guerre

    J'ai rêvé d'un jour
    de belle facture
    qui ferait le mur
    pour vivre d'amour

    Rêverais-je mieux
    à l'économie ?
    J'ai tant d'appétits
    quand j'ouvre les yeux !

     

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    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Défi Du Samedi - #DDS86

  • Eirin 115

    Elle est rentrée avec...
    puis s'est laissée tomber
    entre les bras replets du fauteuil vert

    Il serait bientôt sec...
    le bouquet de genêts
    ne connaîtra jamais Sèvres ni verre

    Rêverie ni chanson
    n'emportent plus son âme
    sur les vents du Galway vers les Aran

    Il n'est plus de raison
    même d'en faire un drame
    Ulster lui a repris son Adhamhan

    Nues comme le Burren
    ses mains demeurent fières
    et dignes sur les bras du fauteuil vert

     

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    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    dédié à la "Confession Cent Quinze... du Fauteuil Vert"
    - ©2017 Gaëna da Sylva, Photographe.


  • exit

    Je me suis assis las du spectacle du monde
    à ronger ma faconde avec mes dents gâtées
    à recompter mes pieds durant quelques secondes
    et le poids d'un ciel creux sur mon cou fatigué

    Passe... Passe ! Ombre sale et bien mal assortie
    à l'or de ce parvis au magistral déclin
    Si jai tendu la main, c'est vers cette souris
    qui n'attend que la nuit pour me donner le sein

    Que sais-je ? Dois-je encor couler, mah ! Supervielle ?
    au creux de mon libelle, et clamer, haut et fort
    l'insigne ritournelle : "Eh ! C'est trop tôt, la mort !"

    Je demeure assis, là, près du fleuve, ce cours
    révoquant des amours la porte de sortie
    et la soupe d'orties quand on se prend un four

     

    exit,poésie,tiniak

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#300 (ah, oui ! quand même)

  • ...affole-moi !

    Le fleuve y va, tranquille, avec la mer au bout
    silencieux, par la ville, et doux
    et ne disant pas tout ce qu'il vit en amont
    ni de ce qu'il avale, au fond

    Encore une minute et ce jour m'intéresse...
    J'attends qu'il me paraisse
    ainsi que la caresse attendue d'un sourire
    en coin de rut, pour un soupir

    Frileux vent de saison, viens mettre pied à terre
    sur ce vieux paillasson, pas fier...
    Qu'y pouvons-nous, Misère ? Ignoré sous les toits
    le vieux saule a pleuré... ces doigts !

    Organique berceuse où l'âme erre et s'enivre
    étonne-moi, au creux du livre
    ordonne-moi de vivre avec mes yeux marrons
    chargés de brûlantes questions

    Uranie, fatiguée, baisse le front à l'ouest
    car Linos doit mourir, du reste
    sous les coups d’Héraclès - trop piètre musicien !
    Je bois la mélodie que me siffle mon Chien

    Y a-t-il un Autre Jour en réserve, en ce monde ?

    Voici que luit la pierre à ses orgues caennaises
    d'or espagnol, aux frêles braises
    Je forme une hypothèse et la garde sous l' coude
    en bouche une marine soude

    Âpre - et ce qui s'ensuit... désolé (par Ailleurs)
    cherchant à qui jeter mes fleurs
    je suis là, comme hier, avec l'amer au col
    Il serait temps que je m'affole

     

    Automne,jodel,poésie,tiniak

    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#299

  • Voiturier

    La mousse orangit
    au flanc de l'arbre
    Le verdoie s’apitoie sur
    mes pieds
    Je t'avais chérie
    ma Veine Marbre
    Tu m'auras pris en filature
    en fait
    jusques z'au cœur
    (pour mieux en piétiner le par-terre de fleurs !)

    J'aurais voulu pleurer
    prier, peut-être...
    n'être plus, les mains jointes
    que larmes vers le ciel
    mais déjà - oh, pays !
    la cloche tinte
    et la route a repris
    tous ses trajets mortels
    Alors, je vais...
    (fourbir une raison d'accomplir un projet ?)

    Côté sentimental
    me range des voitures
    et de l'autre, moins sûr
    épie chaque horizon
    Bien lavés, tous les sols
    et crevés, les plafonds
    j'ai gavé la maison
    d'orgues très verticales
    d'où mes cris
    s'élèvent, d'un accord, vers l'Oreille engourdie
    (d'une Elfe ? d'une Louve ?)

    De voitures ? plus qu'une !
    en si triste campagne
    que l'automne s'y trouve
    en belle compagnie
    dont la tôle a repris
    l'ocre pour ses organes
    et le moteur éteint
    ne brigue plus, la nuit
    le brillant de la lune
    où le songe a flétri
    Je couve
    un autre lent chagrin au tétin de la Louve

     

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    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#297