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Loin tain

  • lactose

    La voie lactée, là-haut, pleure de tous ses seins
    nul besoin n'est de se pencher, lever la main
    invoquer des mythologies, ronger son frein
    C'est du lait UHT qui vient emplir mon bain

    Regarde-moi, the milky way ! de tes yeux fous...
    Larme blanchie par quelque orageux vieux courroux
    Âpre est s'être aimer sans avoir plié genou
    pour ce qui vaut mieux qu'un doux baiser dans le cou

    Mortel ! Mortel ! Egare mon Senti mental !
    La place est libre, sous le ciel... Pour qui le pal ?
    C'était l'endroit du pilori... cosmogonal ?
    C'est Saint-Sauveur privé de miel, horizontal !

    Ces seins sauveurs, c'est pas du velours, c'est du beurre
    Que j'en ai l'alarme confite à point nommé
    sur ce grand dais, oh ! pas trop loin de Cassiopée
    - le Double-Toi ouvrant ses trois bras, sans pudeur

    Des jours de gloire, il en reste un, sous ce parvis
    dont le pavois n'évoque rien, Contemporain !
    à tes méninges dévoyées par leurs fantasmes assassins
    il est si nu qu'à ma naissance un premier cri

    "Je vais mourir, oh ! c'est certain, il fait si froid...
    (de là que ni dogme ni loi ne m'intéressent)
    Songe faisnat, j'embrasse une étoile en détresse
    pour sa pâleur et le joli reflet de son minois

    "Oh, pauvre...! Suce mon tétin, je suis l'Amère..."

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Lucy, dites... Eh !

    Le ciel, de nouveau, vers l'âme erre
    couvrant la cité de son biais
    mal bleui, moutonnant
    où je dardais mes yeux
    (pour y voir quelque Autre à aimer ?)
    ne me livra aucun mystère

    Un soufflet demeurait, pourtant
    venant du sud et quart nord-est
    Il fredonne 'a forest'
    pour que j'en reste sur les dents

    C'est pour quoi, cet air folk ?

    Y aurait pas plutôt un bon rock ?

    ***

    Déjà, qu'le soir est à mourir
    sous les frondaisons domestiques
    bordant, jusqu'au périphérique
    les rues z'et les jardins bourgeois !
    Qu'il ne s'occupe pas de moi
    ça me ferait une belle iambe
    (ben, pour ma chiambre, au pire)
    au pied de mon prochain dé-lire

    Il n'en fallut pas plus, au vrai
    que poussière à mon paillasson
    s'agrégeât dru à mes talons
    et m'insufflât quelque pamphlet

    Ta gueule, publiciste !

    (« - Eh ! On a dit : pas de mots en -iste... »
    « - Pardon ... »)

    Sauverons-nous la terre, ou l'air
    le gentil coquelicot ?
    Nul besoin ! Nous sommes leur fardeau
    Prends ma main, plutôt...
    C'est l'humain, ici, qu'est en galère

    ***

    Elle est revenue, ce midi
    avec ses yeux de Fantasy
    et je me dis : « - …peut-être, oui... »

    Hélios ! Hélios, oh ! Lâche-nous !
    Hélium, ne nous perche pas trop le pouls

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    Illustration : Dessin de Julian Lennon, fils de... Tu vois l'truc ?

  • Timor, saison !

    L’était bien loin encore, l’été…
    mais l’avait tant lavé le ciel, l’hiver
    qu’elle en était toute rêche, la terre
    où mon pas s’est déboussolé

    Pas vue, l’eau… depuis l’an dernier !
    ruisseler son long chant sous les grands joncs
    ni le fleuve caresser tous les ponts
    jusqu’à sa mère, bouche bée

    C’est pas du printemps, cet orage !
    Avec ça qu’il reste là-haut et peste
    zébrant le ciel sans pleurer sur ma veste
    avec ses éclairs d’un autre âge…

    Même pas peur ! Je marche encore…
    manteau bleu court, sur de noirs escarpins
    (chaussés –au fait ! pour quelle fête, hein ?)
    Soudain, devant moi, merde alors !

    Passez, passereaux sans parvis…
    Il n’avait jamais disparu, le flot
    du brave et obstiné brûlot !
    M’aviez menti ? Soyez mots dits !

     

    Click and enjoy the original!!

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour "L'égarée (Merde alors) !" une photo de mon cher Ernesto 

    Crédit photo ©2017 Timor Rocks 

  • CHill ICône cArnet

    Coule, fleuve et passe m'en un peu
    Herses mouvantes en canopée
    Il va bien me venir une idée
    Là, sous le ciel qui ferme les yeux
    La poésie trouble mon carné

    Improbable reflet, sais-tu à qui je songe ?
    Coule et roucoule, fleuve et passe-moi l'éponge
    Où j'ai le cœur meurtri
    Nurse Lune et nuées, couvrez-moi de jeux d'ombres
    Et prenez mon parti

    Coule et déroule, fleuve, un savoureux mystère
    Au moment de le lire ? en referme la page...
    Résonnez, vêpres, rire et mère au lent courage
    Nocturnes pianotages
    Ecrits à l'encre terre
    Tout le pays se meurt et je suis amoureux

     

    tiniak est cosmique,poésie,chili con,carnet,fleuve,encre,terre d'accueil,mi chica

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour une resucée d'Impromptu Littéraire - tiki#343

  • Moais Blues

    Ils restent plantés là, flatulant, dos à la mer
    Tels cinq doigts d’une main surgissant de sous la terre
    à saluer, muets, un Lion dans l’atmosphère
    (non pas les villageois sidérés par leur mystère)

    Le défi persistant dans leur insigne attitude
    a nourri quelque rêve, épuisé nombre d’études
    et démultiplié un goût pour l’incertitude
    (témoins décomplexés d’une ère d’incomplétude)

    Et pourtant, il me semble, à fixer leurs regards morts
    (d’une forêt de trembles ?) entendre tirer les bords
    pour accoster ici, comme sur l’Île Au Trésor
    telle que j’y songeais alors, en mon vieux Tréport

    « - Dites, les gars ! J’ai le front qui caille…
    « - Vas-tu te taire, Petit Mo’ai ?!
    « - Mais, tais-toi donc, Petit Mo’ai !
    « - Ferme-la donc, Petit Mo’ai !
    « - C’est ça : ta gueule, con de Mo’ai !! »
    Et oui, sans pukau, même les pierres bataillent…

    Par foi, j’ai besoin de partir
    m’en raconter – pour mieux dé-lire
    le monde… le monde à souffrir
    comme un Ponti sait me le dire

    Arbre Sans Fin
    au p’tit matin
    papier repeint
    bouchée de plaint

    « - Qu’est-ce qu’on fait contre l’ennui ?
    « - Tais-toi ! V’là les Rapanui !
    « - Ta gueule ! On finit le rami.
    « - T’es aussi con que t’es petit !
    « - En plus, il est bientôt midi… »

    Un vent pousse ma voile étroite
    Je tiens, en mode aristocrate
    ma barre à la poignée ingrate
    avec des pensées maladroites

    Eh ! Me fais pas chier, Pacifique…
    Si l’Île de Pâques est mythique
    en mire, deux yeux magnifiques
    m’ont convaincu : l’âme est magique !

    ***

    Sérieux :
    Ne va chercher aux antipodes
    que les yeux qui t’inspirent une ode

     

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#342