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Loin tain

  • Faust In (jus de boxe)

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    J'endosse - à nouveau, oui, l'obscur manteau de Faust
    et promène mon nom, sans prénom, sur la berge
    Il fait si bon baigner dans cette étrange sauce
    où l'or vient s'étrangler en nuées mauves, beiges...

    Jogo d'amarelinha, ton chant me tressaute
    et j'entends le pavé pleurer sous le bitume
    Un platane réprouve un printemps qui l'enrhume
    et je viens lui baiser les yeux, l'un après l'autre

    Les oiseaux sur le fil d'un soir qui prend son temps
    espionnent mon carné, jaugent ma solitude
    car j'ai laissé mon Chien ronger ses habitudes
    à l'endroit déserté des flâneries d'antan

    Un diable sur mes pas murmure un mésespoir
    avec la mélodie qui m'a toujours manqué
    celle qui fait un four de ce longuet couloir
    quoique j'éprouve l'heur de battre son pavé

    Je suis tenté de vivre avec ce diable en main
    charriant mon bagage au cou, en bandoulière
    par d'oranges trottoirs aux ombres familières
    et révisant un Cure aux accents baudelairiens

    Bien, marquons un arrêt - pas tant municipal...
    devant ce vieux parvis où Melmoth a pissé
    (tu l'entends, le murmure et son interne ite ?)
    J'y vais de ma miction, le nez cérémonial

    Les chaussures vont bien, merci, je continue
    L'air a fraîchi soudain, à en perdre la rime !
    J'éructe un autre titre - oui, ça gratte la gorge
    et n'obtiens en écho que des soupirs marins

    Je cherche un Lament 'In dans cette pauvre gorge
    où je vais - allons donc ! tenter un bel azur
    dans la nuit qu'il me plaît de nommer aventure
    alors que son enclume est privée d'une forge

    Sur ce thème, j'approche un peu mieux mes enfers
    " - Comment ça va, Bébert ? As-tu quitté ta cloche ?
    " - Pas mal, et toi, Norbert ? Le front toujours si moche ?"
    (bon, on parle entre amis damnés par des rombières)

    J'entends grincer les sangs qui m'ont jeté au monde...
    (et suis sans doute ingrat puisque j'invoquais Faust)
    mais ça rythme ma course, en maudissant les blondes
    lueurs qui m'avaient plu sans se la jouer low-cost

    Ramène-moi, "Peut-Être" ! et à moi, l'Aujourd'hui !
    Ocluse, ma fenêtre obère les doux chants
    que j'entends, là, dehors, se pendre dans la nuit
    aux prochains matinaux balcons de tous ces gens

    De retour, dans mon four, un Velvet Underground
    dit que "Dieu n'est amour qu'avec la porte ouverte"
    (ou "bleue", me dirait Pierre...); et, pour le prochain round
    j'en aurai tant à dire leurs z'amours z'à perte

    En ai croisé tout plein !
    Ils promenaient Leur Chien
    de balcons z'en fenêtres
    et recomptant leur "doit"

    Et pouf ! J'en ai eu marre...
    Plongé dans ma baignoire

    - Ah, c'est pô sympathique...
    Mais c'est pô, l' jeu, Monique ! -

    Je n'ai aucun dais, Faust
    (ni tampon de la poste)
    à peine quelques vers
    à semer au désert

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    Et, dans le #jukebox :

    Michel Simon
    Sarah Perry:
    'Behind the book & Melmoth the Wanderer by C. Maturin'
    Birds On A Wire
    Lisa Hannigan
    the cure
    Wild Beasts
    CharlElie Couture
    Velvet Underground

  • aveu crépusculaire

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    A l'endroit singulier, redouble ! crépuscule...
    de ton brillant ténu, obscur et familier
    La vie n'a rien changé au fil de son pendule
    et sa rondeur s'enroule en boucle de soulier

    Vois, que tient dans mon poing le souvenir charnel
    d'un doux parfum de miel exempté de festin...
    Qu'il n'en soit pas de loi, morale, ni missel
    c'est ce qui m'encourage et me mène à ce point

    Eh, nuées au jabot ! (à l'immuable cours)
    dessinez vos contours ailleurs que sur mon dos
    que l'appeau sous mes os s'invente des amours
    aussi fructueuses qu'un sifflet de loriot

    Une nuit, un matin, s'abouchent l'horizon
    à ma fenêtre close à l'orée des jardins
    si chers à mes voisins qui taillent leur gazon
    sans éponger mon front d'un revers de la main

    poésie,solarium,buster keaton,rainy day,pluie,rain,fleuve,river

    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • Schéma

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    SCHEMA

     

    Serpent écru entre les monts pelés de Rêve

    je m’approche, à pas mesuré, d’où tu t'achèves

    les mains dans le dos, le front sous le vent

    avec le paletot d’un autre, et sombre ! au flanc

     

    Chaque pas entraînant sa suite, au pleur du soir

    je me résous à ton invite et son pouvoir

    ainsi qu’en son temps, errait d’époque en époque

    dans un roman terrifiant, le sire Melmoth

     

    Halo muet, sourire biais, te voici, lune

    à ton lever, je reconnais mes infortunes

    quand, sous mon pied, jamais inquiet, ronfle un chemin

    dont je parcours, toujours plus lourd, le serpentin

     

    Eh ! Qui paraît à l’horizon ? Un vieil ami ?

    Le vent m’en rapporte l’odeur, bien connue; ...si !

    D’accord, je rêve… mais quand même !

     

    Mon âme, d’un coup ! fuit le Nombre

    et se défait de ses décombres

     

    Allons ! puisque je l’aime

     

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    tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

  • lactose

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    La voie lactée, là-haut, pleure de tous ses seins
    nul besoin n'est de se pencher, lever la main
    invoquer des mythologies, ronger son frein
    C'est du lait UHT qui vient emplir mon bain

    Regarde-moi, the milky way ! de tes yeux fous...
    Larme blanchie par quelque orageux vieux courroux
    Âpre est s'être aimer sans avoir plié genou
    pour ce qui vaut mieux qu'un doux baiser dans le cou

    Mortel ! Mortel ! Egare mon Senti mental !
    La place est libre, sous le ciel... Pour qui le pal ?
    C'était l'endroit du pilori... cosmogonal ?
    C'est Saint-Sauveur privé de miel, horizontal !

    Ces seins sauveurs, c'est pas du velours, c'est du beurre
    Que j'en ai l'alarme confite à point nommé
    sur ce grand dais, oh ! pas trop loin de Cassiopée
    - le Double-Toi ouvrant ses trois bras, sans pudeur

    Des jours de gloire, il en reste un, sous ce parvis
    dont le pavois n'évoque rien, Contemporain !
    à tes méninges dévoyées par leurs fantasmes assassins
    il est si nu qu'à ma naissance un premier cri

    "Je vais mourir, oh ! c'est certain, il fait si froid...
    (de là que ni dogme ni loi ne m'intéressent)
    Songe faisnat, j'embrasse une étoile en détresse
    pour sa pâleur et le joli reflet de son minois

    "Oh, pauvre...! Suce mon tétin, je suis l'Amère..."

     

    tiniak,seins sauveurs,étoile,poésie

    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    Lien permanent Catégories : Loin tain 3 commentaires
  • Lucy, dites... Eh !

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    Le ciel, de nouveau, vers l'âme erre
    couvrant la cité de son biais
    mal bleui, moutonnant
    où je dardais mes yeux
    (pour y voir quelque Autre à aimer ?)
    ne me livra aucun mystère

    Un soufflet demeurait, pourtant
    venant du sud et quart nord-est
    Il fredonne 'a forest'
    pour que j'en reste sur les dents

    C'est pour quoi, cet air folk ?

    Y aurait pas plutôt un bon rock ?

    ***

    Déjà, qu'le soir est à mourir
    sous les frondaisons domestiques
    bordant, jusqu'au périphérique
    les rues z'et les jardins bourgeois !
    Qu'il ne s'occupe pas de moi
    ça me ferait une belle iambe
    (ben, pour ma chiambre, au pire)
    au pied de mon prochain dé-lire

    Il n'en fallut pas plus, au vrai
    que poussière à mon paillasson
    s'agrégeât dru à mes talons
    et m'insufflât quelque pamphlet

    Ta gueule, publiciste !

    (« - Eh ! On a dit : pas de mots en -iste... »
    « - Pardon ... »)

    Sauverons-nous la terre, ou l'air
    le gentil coquelicot ?
    Nul besoin ! Nous sommes leur fardeau
    Prends ma main, plutôt...
    C'est l'humain, ici, qu'est en galère

    ***

    Elle est revenue, ce midi
    avec ses yeux de Fantasy
    et je me dis : « - …peut-être, oui... »

    Hélios ! Hélios, oh ! Lâche-nous !
    Hélium, ne nous perche pas trop le pouls

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    tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

    Illustration : Dessin de Julian Lennon, fils de... Tu vois l'truc ?