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Loin tain - Page 5

  • nīcā

    La nuit m'a touché à l'épaule, au p'tit matin
    Je venais de ranger mon Chien
    dans ce qui lui tient lieu de niche
    entre mes doigts, une cibiche - et... mon destin ?

    Quiconque, à cette heure, bossa - ou, pis que pendre !
    s'en remettait à Sa Cassandre
    (nulle Nova sur son fétiche)
    et maudit les moucherons frits sur sa calandre

    J'écoutais un récent Nobel (d'harmonie) - cas
    fredonnant sur mon formica
    de nasillards brûlots - fortiche !
    à me réconcilier avec les USA...

    Pauvre ! C'est dire...
    comment l'attention, la mémoire
    le rêve avec, au bout, l'espoir
    mettent à l'épreuve le pire

    Le Bush n'a ni père, ni fils ! Il nous voit, là...
    A l'heure de rentrer nos chiens
    auprès du regret de nos biches
    - le cœur en cendre !
    - l'âme criant trois fois : nīcā !
    - le nez dans l’Œuf originel
    avec en mire une aube aplanie sous le ciel

    Piètre triomphe !
    Et Berthelot de me sonner pour une conf... !!

     

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    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK 

  • Appétition (chansonge)

    J'ai rêvé trop loin...
    Je me suis perdu
    d'horizons tordus
    en soupirs en coin

    J'ai rêvé de foires
    aux lents rigodons
    portant des chansons
    au front de l'Histoire

    J'ai rêvé trop fort
    comme l'odalisque
    devant l'obélisque
    écoutant son corps

    J'ai rêvé de mains
    caressant l'Ailleurs
    tel un orpailleur
    en oublie sa faim

    J'ai rêvé trop cher
    un tissu de mots
    qui ferait la peau
    aux foudres de guerre

    J'ai rêvé d'un jour
    de belle facture
    qui ferait le mur
    pour vivre d'amour

    Rêverais-je mieux
    à l'économie ?
    J'ai tant d'appétits
    quand j'ouvre les yeux !

     

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    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Défi Du Samedi - #DDS86

  • Eirin 115

    Elle est rentrée avec...
    puis s'est laissée tomber
    entre les bras replets du fauteuil vert

    Il serait bientôt sec...
    le bouquet de genêts
    ne connaîtra jamais Sèvres ni verre

    Rêverie ni chanson
    n'emportent plus son âme
    sur les vents du Galway vers les Aran

    Il n'est plus de raison
    même d'en faire un drame
    Ulster lui a repris son Adhamhan

    Nues comme le Burren
    ses mains demeurent fières
    et dignes sur les bras du fauteuil vert

     

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    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    dédié à la "Confession Cent Quinze... du Fauteuil Vert"
    - ©2017 Gaëna da Sylva, Photographe.


  • exit

    Je me suis assis las du spectacle du monde
    à ronger ma faconde avec mes dents gâtées
    à recompter mes pieds durant quelques secondes
    et le poids d'un ciel creux sur mon cou fatigué

    Passe... Passe ! Ombre sale et bien mal assortie
    à l'or de ce parvis au magistral déclin
    Si jai tendu la main, c'est vers cette souris
    qui n'attend que la nuit pour me donner le sein

    Que sais-je ? Dois-je encor couler, mah ! Supervielle ?
    au creux de mon libelle, et clamer, haut et fort
    l'insigne ritournelle : "Eh ! C'est trop tôt, la mort !"

    Je demeure assis, là, près du fleuve, ce cours
    révoquant des amours la porte de sortie
    et la soupe d'orties quand on se prend un four

     

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    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#300 (ah, oui ! quand même)

  • ...affole-moi !

    Le fleuve y va, tranquille, avec la mer au bout
    silencieux, par la ville, et doux
    et ne disant pas tout ce qu'il vit en amont
    ni de ce qu'il avale, au fond

    Encore une minute et ce jour m'intéresse...
    J'attends qu'il me paraisse
    ainsi que la caresse attendue d'un sourire
    en coin de rut, pour un soupir

    Frileux vent de saison, viens mettre pied à terre
    sur ce vieux paillasson, pas fier...
    Qu'y pouvons-nous, Misère ? Ignoré sous les toits
    le vieux saule a pleuré... ces doigts !

    Organique berceuse où l'âme erre et s'enivre
    étonne-moi, au creux du livre
    ordonne-moi de vivre avec mes yeux marrons
    chargés de brûlantes questions

    Uranie, fatiguée, baisse le front à l'ouest
    car Linos doit mourir, du reste
    sous les coups d’Héraclès - trop piètre musicien !
    Je bois la mélodie que me siffle mon Chien

    Y a-t-il un Autre Jour en réserve, en ce monde ?

    Voici que luit la pierre à ses orgues caennaises
    d'or espagnol, aux frêles braises
    Je forme une hypothèse et la garde sous l' coude
    en bouche une marine soude

    Âpre - et ce qui s'ensuit... désolé (par Ailleurs)
    cherchant à qui jeter mes fleurs
    je suis là, comme hier, avec l'amer au col
    Il serait temps que je m'affole

     

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    tiniak ©2017 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
    pour un Impromptu Littéraire - tiki#299