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Regain ? partir debout !

La maison reverdit sa façade de pierre...
Épaissi, le mystère autour de ses huisseries
loge une bourgeoise aux armes insulaires
où la rose trémière accuse le bleu-gris
Là, vibre un lent soupir alourdi de vertus
qu'écrase la sourdine en cuivre d'un Steiner

La saison est connue pour faire les yeux doux
pourtant qu'un vent d'orient lui a gercé la lèvre
Il se peut qu'un faucheux en ait gâté la fièvre
dans quelque lupanar d'Agadir ou Courdoue
la saison peine à jouir et ne se connaît plus
C'est le monde, frangine !
mourant, par vanité, de veule indiscipline

La pierre de Caen cale à deux pas du printemps
Même le firmament, plus laiteux que lainage
ravale tout ombrage et implore le vent
d'animer, quelque temps, les timides feuillages
d'une chorale hors d'âge aux accents convenus
qu'évase la pluie, fort, juste à la fin des temps

La tortue va, tout droit, jusqu'à son pissenlit
ignorant Reverdy, Laforgue ou Supervielle
sans morgue ni ficelle et, le trajet compris
dans le doux chatouillis du regain qui l'appelle
va, son sempiternel chemin si loin des nues
Frangine, c'est le lot !
d'avancer, pas à pas, jusqu'à son dernier mot

Là, où joies, furies et pleurs tombent à genou
un souffle dans ton cou te dresse le menton
Que sait-on? Que ment-on ? Rassemblés, bout à bout
c'est le lien singulier de nos filiations
avec tous leurs courroux et leurs rêves écrus
Alors, mourir ? c'est fait ! Brûlons ! toujours debout...

 

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tiniak ©2019 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

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