11.08.2008
le conte est bon

la raison du plus fol est toujours la meilleure
nous l'allons démontrer dans l'heur
de savourer le conte dit
au pied du lit
petit cochon, petit cochon,
laisse-moi entrer dans ta maison
je veux goûter ton saucisson
te me le fourrer dans l'oignon
et vriller sur ton tire-bouchon
sans chemise et sans pantalon.
tire la bobinette, tire-la
tire et la chevillette cherra
viens, raboule ta coquillette chez moi
j'ai préparé un chocolat
pour le marquis de Carabas
où tu tremperas ton nougat
du bout des doigts.
miroir, mon beau miroir
sept ans que je suis au saloir
ne puis-je caresser l'espoir
de coucher dans la Chambre Noire
ces quelques mots sur l'écritoire
"je viens solder mes à-valoir
et te présenter mes devoirs" ?
ne vois-tu vraiment rien venir ?
me lerras-tu longtemps languir ?
Sésame, ne peux-tu m'ouvrir
le tendre rideau des soupirs
avant que tout délai n'expire ?
- à l'aube rentrent les vampires!
ça sent la chair fraîche, par ici
je sais ce parfum d'organdi
venu des Mille et Une Nuits
passées à saturer le lit
de nos fébriles appétits
que jamais tu ne rassasis
mieux qu'à rouler sur le tapis.
la fesse est frite, oui.
ça fait le conte, dis ?

13:12 Publié dans waf waf | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : conte nu adulte, humour, polésie lubrifiante, tiniak, gland fou va










Commentaires
Je découvre votre blog, j'aime beaucoup vos écrits, en particulier cette réinterprétation des contes. Je reviendrais, merci.
Ecrit par : Lily | 16.08.2008
Répondre à ce commentaireAh ben c'est du joli!
;o)
Ecrit par : le petit chaperon voit rouge | 17.03.2009
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