28.05.2008
Vol' à voiles

que font les doigts de La VolU quand ils n'effleurent pas les touches ?
j'ai demandé
au Diable qui passait
me voir, comme par hasard
il n'a pas répondu, non
(c'est bien mal le connaître que d'attendre de sa part
aucune réponse, sans fard)
il a souri, il est parti
j'ai su qu'il fallait voir
comme en son temps, Icare
de l'autre côté du miroir
et comme lui,
pas vu pas pris,
je me suis installé dans un charriot de feu
où j'ai brûlé mes yeux
à l'éclat du savoir
que font les yeux de La VolU quand ils ne lisent pas le monde ?
j'ai demandé
à la blonde encastrée
dans sa fenêtre verte
elle a fait comme si, oui
(mais elle n'en a cure, attend que j'aie fini
puis se couvre de mûres la chevelure)
elle a souri, elle est partie
et j'ai su à l'instant
quel serait mon tourment
si je passais de l'autre côté
et me faisais savoir
de mes doigts
de mes yeux
entré dans le boudoir
j'ai rejoint La VolU
cherché de son regard
la chère mise à nu du plaisir de se voir
vue
quant à moi de savoir
la sachant
la voyant
je n'en goûtai que mieux
le trouble et le juteux
qui s'écoule de l'oeil au seuil des cieux
j'ai laissé le Diable à sa blonde
j'ai vu danser ma Joconde
j'ai brûlé mes yeux à sa ronde
j'ai connu la faim du monde
j'ai connu la faim du monde
j'ai connu la faim du monde
tiniak inspiré par une séance de sevencam-volubilesque
© 2008 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
01:17 Publié dans rue de la Muse, volupixes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : volupixies, volubilis, polésie lubrifiante mais pas trop, sept came, est trop forte pour moi










Commentaires
regards, miroirs, fuites dans le couloir... soupirs... plaisirs furtifs sans espoir. Bel écrit...
Ecrit par : Lucia Mel | 31.05.2008
Répondre à ce commentairetsi hi.
toujours ravi de satisfaire une écrivante amoureuse des Belles Lettres comme tu sais l'être, loulou miellitou.
Ecrit par : tiniak@mel | 03.06.2008
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