06.10.2009

ose, iris

élargir

Vagues longues
fines voiles
grain de sel

mélodies
à l'oreille
délicate

L'air est plein
d'un entrain
qui m'appelle

au secours
des séjours
disparates

A l'odeur
voici l'heure
où s'invite

le massacre
annoncé
des rivages

Dans sa traîne
quelque humeur
satellite

et l'ennuit
des gentils
paysages

Le Grand Bac
à lueurs
qui ridulent

où mon œil
envieux
s'éternise

c'est le lit
où le jour
capitule

sous les rais
qu'une lune
électrise

Tout le bel océan
promoteur
des vigoureux élans
du cœur

c'est la belle et féconde
matrice
des pensées vagabondes
l'iris

Tout est là
merveilleux
genesis

 

 

tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

21.02.2009

manque

nstein designl'air me manque
je peine, je peine
je ne te respire plus, sirène 

le marin s'est fait porter pâle
il a quitté la mer étale
elle s'étend, triste miroir
où le soleil ne peut se voir
un varech tout sec me chagrine
les yeux, la gorge et les narines
 

l'eau me manque
ma peine, ma peine
tu ne l'apaises plus, sirène 

je baigne dans un tourbillon
de flammes, j'en bois le bouillon
ça me dévaste l'intérieur
dessous la couenne brûle mon cœur
et sur la rade en reflets d'or
tous mes vaisseaux brûlent au port
 

qu'il me manque
sirène, sirène
ton chant, mélodie souveraine 

des flots le piètre menuet
divague les échos muets
de rouleaux, tous à quatre pattes
en bout de course, disparates
l'ultime élan d'un océan
meurt à mes pieds à cet instant
 

étrangement
ma vie, ma vie
tout ce désastre me ravit 

manque m'en plus que je mesure
de notre amour la démesure 

tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

illustration : nstein design, tempête 7 

19.02.2009

légers ris

light01.jpgnoir

qui a dit d’elle
qu’elle déchire
des ténèbres le sombre empire ?
quand je l’entends
je sais comment
ton soupir est bien plus puissant.

jour

lumière d’astre
ou lumignon
vous n’êtes jamais si brillants
que tous les fastes
et les brandons
de ton regard me regardant.

blanc

page muette
silence lourd
obscurités de l’esprit sourd
vous n’êtes pas
je vous ignore
consume-moi, petite mort.

miel

rais de persiennes
orangeraies
tu peux dormir, soleil d’été
j’ai sa lumière
au bout des doigts
et jamais plus je n’aurai froid.

ocre

le temps que passe
le sablier
dans le chaos de la conscience
un flot de lave
léger, léger

a ravivé nos appétences.

tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

17.02.2009

brève

iiiilliiooouuuilà, debout sur la grève
ma vie du bout des lèvres
je te chante, mon rêve
et tu hantes ma voix

je te chante, mon rêve
dans le vent qui se lève
marin soufflant sans trêve
qu'il n'aille au bout de toi

déposer sur tes lèvres
de mon amour la sève
et ma vie et mon rêve
en profession de joie

tandis que sur la grève
où meurt la vague brève
je dessine mon rêve
du sable au bout des doigts

et te chantant te rêve
ma vie du bout des lèvres
et te veux près de moi

bowdown.gif tiniak © 2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK
illustration généreusement fournie par Poupoune

13.02.2009

de haute lutte

the inner fightdans mes entrailles, une bataille :

un bonheur béat le dispute
mène un combat de haute lutte
avec le doute et l'incertain
et l'envie qui ronge son frein

de l'attente la quintessence
sourde, une fulgurance
n'épargne plus rien de mon sein
car de mon ventre le réveil est pour bientôt

demain, ce rêve d'aujourd'hui
sera fait de chair et de sang
résisterai-je seulement
à ce tourment qui prendra corps ?

j'ai rongé de la mandragore
bu liqueurs et filtres magiques
sans que s'apaise la panique
où trempe l'écho de mon coeur

  je tiens au bout du corridor ton fil, Ariane
  célébrant le bel aujourd'hui qui me gouverne
  j'en déclame au seuil de la nuit les chants profanes
  - est-ce ton râle, Minotaure, dans la caverne ?

Oh, douleur! ma pauvre douceur
qu'une aile frôle et c'est assez
du pli de cette aile froissée
Ô douceur, pour que ta douleur
vienne à me ronger l'intérieur
et me dévore à satiété

tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK 

08.02.2009

Le Bel Aujourd'hui -4-

genesis

miro : l'art et l'écriture

I

Au commencement il y eut le chant
ce lien vibrant sur l’océan
caresse allant s’insinuant
teinter mon âme aux couleurs flamme du ponant

Venu du continent perdu
- les antiques terres de Mû,
ce chant portait une lumière ténue ;
brillance écrue métamorphosant l’atmosphère

L’ombre étonnée de ses nuances
les déroulait en nombre d’or
entraînant dans cette mouvance
une danse nouvelle encore

Puis il y eut le Verbe Dit
gorgé de sang rêveur
laissant présager les saveurs
et les fragrances de la vie, dans l’heur

Et naquit le bel aujourd’hui.


II

Vinrent les nuits de ce jour de toujours
lui seul désormais ; l’enfin
avec lui le puissant amour
et ses prouesses, et son festin

Dans ses distances relatives
où se lisent de ton visage
la belle épure et davantage
je promène au long de la rive

Et j’ai grand faim.


III

Je me nourris du Verbe Dit.
Je bois le sang sonore.

Je mâche des mots, ces trésors
venus de Mû à l’aujourd’hui.

Ma vie n’est pas ailleurs, mon rêve.


IV

Je n’ai jamais été si près de te toucher
qu’au moment de chanter à mon tour,
Naïade.

D’entre mille chimères, je baiserai la chair
de tes seules paupières au velours
de jade.

Je foulerai de Mû le rivage inconnu
des élans éperdus, par amour
sirène.

Quand, à portée de vue, tu ne chanteras plus
nous nous connaîtrons nus, dans le jour
ma reine.


V

Alors de la lumière surgira le mystère
que nous avons rêvé

Alors un chant nouveau dominera des flots
la surface irisée

Alors un vieux marin nous prendra par la main
accompagnant nos pas

Alors le Verbe Dit et le bel aujourd’hui
auront force de loi

sur le monde interdit
à travers les embruns
dans le reflet de l’eau
pour ce qu’il reste à faire

miro : the singing fish 

tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

07.02.2009

Le Bel Aujourd'hui -3-

Paroles, paroles, paroles... nin nin ninSur son rocher, une sirène ;
à ses pieds, marée descendante.

Marin, Marin ! Tu parles, ventes, et tu serpentes
arpentant la rive embrumée
où ton souffle reste muet
quand il ne porte pas réponse
mais tourmente, aigreur et semonce
aux lents secrets du chant discret
que j’ai posé sur l’océan, du bout des lèvres
implorant le bel aujourd’hui :

" Rêve ! Ô mon rêve ! Oh, vis ma vie ! 

le temps ne m’est rien
la pluie ne m’est rien
le vent ne m’est rien
l’orage n’est rien
qu’un coup de mou
du grain à moudre
un cou à tordre
avant la faim
du coup de foudre
qui vient me mordre
l’intestin "

un mot de lui et me voici
sirène, reine des embruns
mais s’il me prenait par la main
comme il serait doux le chemin
de retour en notre domaine

" ce mot ne met rien
le dit ne met rien
dans l’escarcelle
ils n’y font pas écot
n’y valent pas tripette
sans la parole
d’un bel aujourd’hui
qui m’affole
et m’interdit
le doute gris
sous la coupole… "

Marin, Marin ! Entends ma peine
emporte mon chant malheureux
en bruine mouillant ses cheveux
qu’elle aille fondre dans ses yeux
et troubler sa nature humaine "

Mais déjà, la marée descend
et remporte vers l’océan
la fantastique créature.

Et le marin qui n’en a cure
laisse dégoutter sur le quai
mollement des larmes salées.

coucou, plouf!tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

04.02.2009

trois maux, deux toits

ce mot...

I

Rivage
couvert de brume fine
mêlant à cette bruine
l'écume saline
où s'égraine, sirène
de Mû la mélopée
que tu m'as destinée
et que je viens entendre
Rivage
liseré d'amertume
où je promène en douce
les pieds nus sur ta mousse
une mélancolie
qui semble, à s'y méprendre
embrasser l'infini
Rivage
qu'as-tu dis ?

des mots, des mots
l'ami

corde ôm

II

Près du fleuve, mon âme, où vivent et s'abreuvent
le héron, la girafe et cet hippopotame
j'ai dressé mon bivouac

Arrivé des grands lacs en suivant les torrents
je viens poser mon sac

Rêveur

Dans un linge, à l'abri, je conserve une empreinte
une preuve à l'appui pour que les mots se taisent
et que, sans contredit, parle enfin à son aise
la glaise

Ichtia Sirenaesis est le nom que je donne
à cette découverte
que le monde s'étonne ou qu'il coure à sa perte:
le conte avait raison, pardi!

III

Au menu, PoLésienne :
rimes sucrées/salées
sur coulis de sirène

plouf!

 

 

tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

03.02.2009

miracle

L'adieu m'est trop...

Était-ce
l’éclat de ce regard perçant l’allée du bus
perçant les corps des laborieux
des étudiants, de ces deux vieux
et au-delà jusque dans mon œil amoureux ?

Était-ce

le pli de cette lèvre, ourlet de fraise, humus

murmurant des perles d’envie

sur la banquette d’un taxi

et communiquant cette fièvre à tout Paris ?

 

Était-ce

la tension de ce corps dans la danse nouvelle

livrant sa ferveur sous la douche

après ce tour en bateau-mouche

où nous nous étions visités de bouche à bouche ?

 

Était-ce

la vigueur de ce chant, mon nom que tu appelles

clameur venue du bout du quai

où je pars sans me retourner

pour embrasser ton souvenir et l’emporter ?

 

Je ne sais plus par quel miracle

je suis encore ici

 

Longeant les bords de Seine

au bras de ma sirène

 

L’adieu m'est trop odieux spectacle

à nous, Paris !

 

 

tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

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pour les "Impromptus littéraires" - tiki#23
où je vous recommande aussi les textes de...

Gino Gordon,

L'Arpenteur d'étoiles, Poupoune, Minimifa.

 

01.02.2009

unic-verse

not'ciel

I could go out and see the world and travel around the world
it wouldn't be wide enough

well I could jump to the moon and fly high to the moon
it wouldn't be far enough

and I could follow the stars, follow a wandering star
it wouldn't be fast enough

then I could even reach the sun, touch this burning sun
it wouldn't be hot enough

I want you to be my
I want you to be my
I want you to be my unic verse (bis)

I'm so grateful, you see you came to me
and now's the day

a day to ever last, future and past all in one way
the Beautiful Today

I want you to be my unic verse
I want you to be my unic verse
I want you to be my unic verse (bis)

tiniak ©2009 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

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